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Une meilleure qualité de vie en dialyse péritonéale

La dialyse concerne environ 40 000 patients en France mais seulement 3 000 sont dialysés à domicile, soit moins de 10% d'entre eux. C'est peu, les médecins néphrologues en sont convaincus depuis plusieurs années : la dialyse effectuée chez soi permet d'éviter bien des complications avec d'excellentes chances de survie.

La dialyse concerne environ 40 000 patients en France mais seulement 3 000 sont dialysés à domicile, soit moins de 10% d'entre eux. C'est peu, les médecins néphrologues en sont convaincus depuis plusieurs années : la dialyse effectuée chez soi permet d'éviter bien des complications avec d'excellentes chances de survie.

La proportion de 10% de patients traités en dialyse péritonéale est assez faible par rapport aux autres pays. Elle serait de 15% aux Etats-Unis, de 20% en Suisse, de 25% dans les pays du Nord ou de 30% au Royaume-Uni.

Les réticences sont encore trop nombreuses chez les patients - souvent peu informés -, pourtant le rein artificiel n'existe pas uniquement à l'hôpital. L'épuration sanguine est possible chez soi, ce qui permet de mener une existence tout à fait normale, d'organiser son traitement en fonction de ses activités et de travailler. La dialyse pratiquée en ambulatoire nécessite des gestes effectués par le patient lui-même, le cycleur, machine de moins en moins bruyante, assurant le relais la nuit.

Chiffres Fondation : sur 608 patients, 212 patients sont en dialyse péritonéale soit 34%. Les équipes de la Fondation démontrent que cette technique peut être développée plus largement en France.

De plus, une étude vient de montrer que les patients sous dialyse péritonéale présentent une meilleure qualité de vie que les hémodialysés, la dépression étant moins souvent avérée et l'anxiété également moins marquée.

Le faible pourcentage de patients en DP viendrait d'une information insuffisante, "80% des patients en hémodialyse n'ont jamais entendu parlé d'une autre technique que la leur" (source CNAMTS). Mais d'autres raisons, d'ordre économique, expliqueraient ce retard, dans le système de la T2A, "un certain nombre de gestionnaires ont vite compris l'avantage qu'il avait à développer l'hémodialyse".